Dans
quelles mesures le yoga peut-il avoir un impact positif sur une pratique
sportive ?
La variété des
postures de yoga (āsana) agit sur :
- La musculature (assouplissement,
régulation du tonus musculaire).
- La respiration (modification
profonde du rythme respiratoire, augmentation de la prise d’oxygène).
- Le cœur et les vaisseaux
(augmentation ou diminution de la fréquence cardiaque en fonction des
postures utilisées).
- La circulation sanguine
(augmentation des globules blancs, donc des défenses immunitaires,
modification de la circulation sanguine du corps de manière générale).
- Les glandes et les
hormones (action sur la tyroïde, les surrénales etc. diminution des
sécrétions d’adrénaline…).
- Le mental (« vidage »
progressif de l’inconscient, développe la concentration).
Autant d’effets
physiologiques positifs, qui au service du sport, permettent d’augmenter
les performances.
Les effets énumérés
ci-dessus nécessitent une étude approfondie pour comprendre en quoi
ils interviennent chacun favorablement dans la pratique sportive.
J’ai
choisi aujourd’hui de vous parler de la souplesse, de son rôle fondamental,
« nécessaire à la somme d’exécution des mouvements, en qualité
et en quantité. » (Harre 1976, 170)
Mais avant tout,
quels sont les facteurs qui limitent la performance dans le sport ?
Parmi eux, on
trouve :
- La structure articulaire.
- La masse musculaire (ex : l’haltérophilie).
- Le tonus musculaire.
- La capacité d’étirement des
muscles.
- La capacité d’étirement des
tendons, ligaments, capsule articulaires.
- L’âge et le sexe.
Le
yoga se présente comme une méthode efficace et sûre pour gagner en
flexibilité et en mobilité. Il augmente justement la capacité d’étirement
des muscles, tendons, ligaments, structures capsulaires et articulaires.
Les étirements
sont précédés d’échauffements appelés kryas. Les groupes
musculaires sont travaillés en alternance, tension-détente ; étirement
sur des groupes musculaires déterminés et contraction de leurs antagonistes
(renfort musculaire). Les étirements se font lentement, sans à coups.
Ils sont maintenus 12 secondes ce qui diminue le mécanisme de
réflexe musculaire d’étirement et évite ainsi les blessures.
L’action conjuguée
du mental et de la respiration joue un rôle fondamental dans la décontraction
musculaire. La respiration est abdominale, calme et régulière abaissant
ainsi le tonus de maintien du muscle, d’où relâchement de
l’effort.
Les postures de
yoga améliorent l’élasticité musculaire. Le muscle étiré se vide
de son sang. Lorsqu’on relâche et détend, cela provoque un afflux
sanguin sur la zone étirée entraînant une meilleure oxygénation
cellulaire. De plus, le travail d’étirement favorise la structure
tendineuse du muscle ce qui le rend plus solide et résistant.
Le
yoga assure la santé, il engendre plus de force, de vigueur, plus de
mobilité, plus d’adresse, de souplesse, plus d’endurance, plus
de légèreté et prévient des accidents et des blessures, etc.
Sa pratique ne
devrait pas être négligée lors des entraînements sportifs. L’utilisation
du yoga avant et après tout effort sportif est fortement recommandé.
Il permet d’augmenter la récupération, les muscles étirés après
l’effort se relâchent plus facilement et éliminent l’acidose.
Un travail de souplesse doit débuter en amont du travail de compétition,
environ six semaines avant le début de la période de préparation ;
au quotidien idéalement.
Article écrit par
Christine Toueille, professeur diplômé de yoga traditionnel (diplôme fédéral).
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Le massage du sportif