Yannick Delonglée est professeur d'EPS, photographe, coureur à pied et passionné de surf. Sur son site, il nous fait partager ses centres d'intérêts et nous donne des conseils avisés en particulier sur la course à pied.

Ce que j'ai bien aimé dans vos pages sur la préparation à la course à pied, c'est le côté pratique, synthétique, axé sur "ce qui marche". Dans quelle optique avez-vous créé votre site sur l'entraînement de la course à pied ?

Au début de l'internet en France, j'ai beaucoup navigué sur les quelques sites existants (assez peu à l'époque) à la recherche d'informations pour améliorer mes contenus d'enseignements en éducation physique et sportive, étant prof d'EPS. Je cherchais aussi des informations sur l'entraînement en course à pied m'étant remis à la pratiquer en compétition. Ensuite, après avoir "utilisé" les différentes informations, j'ai décidé à mon tour de faire un site pour rendre service aux gens qui comme moi cherchaient des infos. J'ai commencé par une rubrique EPS destinée aux enseignants puis rapidement sur l'entraînement en course à pied. Cette dernière rubrique a été ensuite complétée par  des informations sur l'alimentation.

Au niveau de ma démarche, j'essaie toujours de proposer des choses "pratiques", utilisables, assez simples. Certains "puristes" me l'ont parfois reproché, mais la majorité des internautes aiment bien mon approche pratique. J'essaie toujours de me mettre à la place de mes lecteurs qui sont plus souvent néophytes et justes "éclairés". Pour les spécialistes, il existe des plus pointus…

Quelle est votre vision de la nutrition dans la pratique sportive en général et pour la course à pied en particulier ?

J'ai commencé à m'intéresser à la nutrition dans le cadre de mes entraînements de course à pied  notamment pour éviter les coups de pompe, les manques en vitamines et minéraux. Ensuite, j'ai élargi mes connaissances à l'alimentation  en général, soucieux de ma santé. Je pense qu'une bonne alimentation  est essentielle et en particulier quand on fait du sport. 

Que pensez-vous des pratiques "limites" (à la frontière du dopage) de prise de produits améliorant les performances. Où se trouve pour vous, la frontière entre diététique sportive et dopage ?

A partir du moment où on se limite à compenser les pertes en minéraux et vitamines, je ne pense pas qu'on puisse parler de dopage. Je conseille même de suppléer à ces manques sans quoi on risque de se blesser, d'être fatigué et au final d'être moins performant.