Quelles sont les principales carences nutritionnelles dues à la pratique sportive ?
Une alimentation saine et variée permet normalement l'apport complet des nutriments essentiels à la santé et à la bonne forme physique et mentale.
Une baisse des apports
Cependant, dans la réalité, de nombreux facteurs, liés à notre mode de vie moderne, appauvrissent la qualité de notre alimentation. Paradoxalement, alors que nous vivons dans une société d'abondance, la qualité nutritionnelle des aliments consommés baisse. Les produits à densité micronutritionnelle basse (contenant moins de vitamines, de minéraux et d’oligo-éléments) mais à densité calorique élevée (produits sucrés, salés, gras, industriels et raffinés) ont pris petit à petit, place dans l'assiette, au détriment des produits naturels et riches nutritionellement. Voir à ce sujet la conclusion du rapport du CERIN : les français sont-ils carencés ? (PDF)
Des besoins supplémentaires
Ajouter à tout cela, le sportif doit en plus faire attention aux risques de carences dues à sa pratique sportive. En effet, lors des entraînements ou des compétitions, l'organisme consomme une quantité supérieure en nutriment.
- En fer : les scientifiques affirment que l'entraînement physique est à l'origine de besoins supplémentaires en fer qui dépassent souvent les apports. Les femmes et les végétariens sont des populations encore plus sujettes aux risques de carence. Voir à ce sujet, le fer, l'oligo-élément essentiel du sportif .
- En magnésium : les athlètes s'entraînant régulièrement présentent fréquemment une magnésémie plus basse que les sédentaires. Sur le plan de la performance, cela se traduit par une endurence diminuée, un temps de récupération augmentée et une capacité à sprinter diminuée. Voir aussi le rôle du magnésium pour éviter les crampes.
- En manganèse : l'activité physique prolongée augmente significativement les pertes en manganèse (Nasolodin V., 1993). Un apport de manganèse, associé à du cuivre et du zinc, présente un effet favorable sur les capacités de l'athlète, notamment en ce qui concerne l'hématopoièse et l'activité des catalases (Vlasenko K., 1980).
- En sélénium : l'activité sportive présente des effets péroxydants importants qui doivent être efficacement combattus par la glutathion péroxydase. Il semble opportun de proposer aux sportifs soumis à des pressions oxydatives importantes (triathlon, marathon), des apports complémentaires en vitamine E, C et en sélénium.
- En zinc : la pratique régulière et intensive d'un exercice physique est responsable d'une diminution du zinc plasmique (majoration de la perte de zinc, au niveau de l'urine de la sueur ou des selles)
- En potassium : les pertes au cours d’un effort sont variables et dépendent de la durée de votre activité et des conditions thermiques. Le potassium ne s’échappe pas dans la sueur mais essentiellement dans les urines. Voir : crampe musculaire : l'importance du potassium
- En sodium : en cas d'effort physique intense, surtout en ambiance chaude ou lors de la pratique d'un sport d'endurance, les pertes en sel peuvent conduire à une carence sodée se manifestant par des pertes de connaissance, des crampes, de l'insomnie et une déshydratation.

Les propriétés antioxydantes du 
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